Livre "Contes des 4 saisons"

Le livre Contes des 4 saisons

vendredi 11 mars 2016

Célestia la fée du soleil (conte pour âme rêveuse)


Résumé

Alenzar est le Gardien du Livre magique, un livre de dessins animés dont les pages se tournent toutes seules, un livre contant l’histoire d’amour entre une belle fée du soleil et un jeune voyageur. Soudainement, ses pages s’assombrissent, les ténèbres envahissent ses décors et la fée du soleil disparait mystérieusement. Alenzar doit aussitôt partir à sa recherche à l’intérieur même du Livre. Mais s’il n’en avait plus la force ? Si tout ça n’était un piège orchestré par la terrible reine de l’Obscurité, Ténébra, pour étendre sa malfaisance à l’extérieur du Livre, dans le royaume réel d’Axlet ? 

Il était une fois, dans pays pas si lointain que ça, un vieil homme qui se prénommait Alenzar et qui habitait au cœur de la forêt du royaume d’Axlet. Tous les matins, un peu avant l’aube, il marchait jusqu’à la lisière de la forêt dans le but de contempler l’aurore. Oui, Alenzar aimait voir le ciel troquer sa chemise de nuit contre un beau costume rayé d’or et d’azur. Aux premières touches de l’aurore, son regard s’émerveillait de cette dame-nature qui s’habillait de vert, de jaune, de bleu, de couleurs arc-en-ciel. Il écoutait aussi les oiseaux chanter dans les arbres et le vent faire bruisser le feuillage des branches. Mais ce qu’Alenzar préférait par-dessous tout, c’était une silhouette posée sur un rayon du soleil.

Cette silhouette, c’était sa fée, sa Célestia, son trésor, sa raison d’exister malgré le poids des années. Chaque fois qu’elle apparaissait, élégamment assise sur un soupçon de lumière, Alenzar prenait sa petite bouteille en verre et cueillait avec la plus extrême délicatesse la fée au nez retroussé. Alors, celle-ci se laissait glisser au fond de la bouteille puis, heureuse de suivre son Alenzar, elle l’accompagnait en chantonnant jusqu’à sa chaumière.

Dans son salon aux murs en rondins de sapin, Alenzar posait la bouteille sur la petite table en bois, s’asseyait sur sa chaise rustique en paille puis contemplait la fée aux ailes cristallines. Avec un sourire qui faisait naître deux fossettes sur ses joues pailletées, Célestia, d’un mouvement gracieux, s’échappait alors de sa maison de verre et volait dans le salon, laissant dans son sillage des trainées d’or, d’argent, et une myriade de scintillements multicolores. Puis, venait enfin le moment qu’attendait Alenzar, celui où la belle fée se posait sur son cœur et y laissait de doux baisers, se posait sur son âme pour de petits bouts tendres de bonheur qui appartenaient à eux seuls. Oui, le vieil homme et la fée s’aimaient depuis longtemps, si longtemps que le temps ne comptait plus vraiment au coeur de la forêt d'Axlet…

 Quand venait le soir, quand le ciel s’assombrissait, alors Célestia s’envolait vers les étoiles et les pages du Livre magique que regardait Alenzar depuis l’aurore se refermaient doucement...

Alenzar cligna des yeux, s’étira longuement. Il se sentait bien mieux que ce matin, son cœur ayant absorbé tout l'amour prodigué par sa fée. Il rejoignit sa modeste cuisine, soupa d’un peu de pain et de fruits, puis, fatigué mais heureux, alla se coucher en pensant toujours et encore à sa Célestia.

Dans son rêve, sur un nuage qui glissait lentement au-dessus des collines et des prairies verdoyantes du royaume d’Axlet, Alenzar retrouvait sa silhouette dorée et poursuivait cet amour interrompu par le coucher du soleil, interrompu par l’affreux destin qui autrefois les avait liés charnellement.

Alors qu’ils continuaient à s’aimer tendrement, soudain, une pluie d’éclairs violets transperça le ciel et toucha le nuage sur lequel Alenzar et Célestia étaient assis. Un bras tendu vers sa fée, Alenzar chuta en arrière, tomba vers la terre jusqu’à entendre son dos craquer !


Alenzar se réveilla en sursaut. Il était allongé à côté de son lit, le dos contre le plancher. Essoufflé et inquiet, il tentait de comprendre ce qui s'était passé. Sa chambre baignait dans une atmosphère grisâtre que filtrait l’unique fenêtre au-dessus du lit. De grandes ombres immobiles mangeaient le mur face à cette fenêtre. Une pluie dure frappait le toit et, hormis le cri des corneilles et le croassement des corbeaux, rien n’indiquait qu’une nouvelle aube allait éclore sur la forêt d'Axlet...

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Ce conte appartient au livre "Contes à lire sous la couette", disponible depuis le 5 janvier 2016 sur amazon et fin mars en version papier.




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