Livre "Contes des 4 saisons"

Le livre Contes des 4 saisons

mercredi 31 décembre 2014

Soraya, Première feuille d'automne (partie 2/8) - Soraya



Le lendemain matin,
A l’aube miel,
La petite Amaëlle,
Chercha sans fin.

La feuille avait disparu,
Mais avait laissé,
Comme le petit poucet,
Des miettes dans la rue.

Amaëlle les suivit,
Et après une fontaine,
S’annonça la prairie,
Puis une étrange plaine.

Toutes les feuilles tombées,
Etaient debout,
Elles se tenaient,
Au garde-à-vous !

Au centre de l’assemblée,
Sur une estrade haut-perchée,
La première feuille d’automne,
Parlait comme une championne !

Amaëlle tendit l’oreille,
Et fut surpris de la comprendre !
Quand soudain elle vit se tendre,
Le bras de la première feuille !

Elle lui demandait de s’avancer,
Là, au milieu de l’assemblée,
Ce qu’Amaëlle fit sans trembler,
Quoi qu’un peu décontenancée !

Dans une micro en forme de tige,
La première feuille se présenta,
Elle se nommait Soraya,
Et adorait la voltige !

Comme elle avait été la première à tomber,
Elle portait ce prénom,
Et devait présider sans trembler,
La toute première réunion.

Et cette année s’annonçait redoutable,
Car il y avait un problème de taille,
L’hiver annonçait sans faille,
Qu’il livrerait très tôt bataille !

Retrouvez le premier épisode en cliquant sur l'image

Toutes la saison 1 (8 épisodes), 3 autres contes poétiques (la Fée du Soleil, Josy la libellule de l'étang fainéant, Abaron le premier flocon de l'hiver) et 2 contes fantastiques de noël disponibles dès ce jour en format numérique/PDF/Papier

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mardi 30 décembre 2014

Soraya, Première feuille d'automne (partie 1/8) - Amaëlle


La première feuille est tombée,
L’automne s’est avancé,
La première feuille est tombée,
Et Amaëlle l’a ramassée.

La petite feuille tremblait,
Au creux de sa main,
La feuille luttait,
Pour son destin.

Son souffle agonisait,
De l’été vieillissant,
Mais ses souvenirs restaient,
D’un vert resplendissant.

Alors Amaëlle l’a emmenée,
Dans un coin de son cœur,
Et elle lui a donné un baiser,
Et toute sa chaleur.

Alors la feuille a eu un sourire,
Puis elle est partie,
Vers son plus beau souvenir,
Une ballade entre la rivière et la prairie.

Une larme à l’œil,
Amaëlle l’a posée,
Devant la cheminée,
Pour faire son deuil.

Puis elle s’est endormie,
Près de cette cheminée,
Où les flammes soupiraient,
La fin d’une vie.

Soudain dans la nuit,
Un bruissement,
Peut-être un craquement,
Qui au loin déjà s’enfuit…

Retrouvez le second épisode en cliquant sur l'image

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lundi 29 décembre 2014

Célestia, la fée du soleil (2/12) - Nuit


Alenzar s’est réveillé,
Sa belle n’était plus là,
Elle était restée là-bas,
Au pays des fées.

Mais que lui était-il arrivé ?
Pourquoi avait-il chuté ?
D’habitude son rêve se terminait,
Par un doux baiser.

L’esprit plein de mystères,
Alenzar s’est levé,
Il a allumé la lumière,
Et dans la cuisine a déjeuné.

Posé sur la table,
Le Livre était ouvert,
Le vieil homme regardait la fable,
D’un œil froid et austère.

A la page d’hier,
Sa fée avait disparu,
Il y avait comme l’hiver,
Des flocons étaient apparus. 

Le vieil homme ne comprenait pas,
Pourquoi sa page avait changé,
Cet évènement-là,
N’étant jamais arrivé.

Et puis la lumière,
Pourquoi l’avait-il allumée ?
Il était pourtant dix heures,
Sur la pendule de la cheminée.

Alenzar s’est levé,
Par une fenêtre il a regardé,
La nuit avait condamné,
Le jour à ne plus paraître !

Puis derrière lui,
Il y eut comme des bruits,
C’était les pages du Livre,
Qui semblaient être ivres !

Comme les mouvements d’un éventail,
Les pages allaient et venaient,
Alenzar s’approcha de cette pagaille,
Avant d’être stupéfait !

Le Livre s’est arrêté,
Sur deux feuilles noires,
Mais au centre il y avait,
Un étrange miroir.

Alenzar ouvrit de grands yeux,
Quand derrière la glace,
Le beau visage soyeux,
De sa fée prit place !


C'était le second épisode de la Fée du Soleil (Conte de l'été).

Retrouvez les deux autres épisodes en cliquant sur l'image

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jeudi 25 décembre 2014

Célestia, la fée du soleil (1/12) - La fée du soleil



Bercée par l’aurore,
Un vieil homme la regardait,
La silhouette brillait comme l’or,
Et avait le nez retroussé.

Mais un rayon de soleil,
A bien failli l’effacer,
C’est dans une bouteille,
Qu’Alenzar l’a rattrapée.

C’est de sa maison,
Qu’Alenzar l’admirait,
C’est dans son salon,
Qu’Alenzar la contemplait.

Ses ailes cristallines,
Se sont alors déployées,
Hors de la bouteille, 
Somptueuse fée.

Près de son cœur,
La demoiselle s’est envolée,
Près du bonheur,
L’étrange couple s’est aimé.

Les heures ont vite défilé,
Et le crépuscule déjà s’annonçait,
Alors la fée s’en est allée,
Et les pages du Livre se sont refermées.

Le vieil homme s’est couché,
Les yeux un peu embrumés,
Il revoyait sa somptueuse fée,
Sur ses lèvres poser un baiser.

Puis Alenzar s’est endormi,
Pensant à la mort plutôt qu’à la vie,
Mais soudain derrière un mirage,
Apparut la lumière de son visage.

Plus rayonnante que jamais,
La fée du soleil l’invitait au voyage,
Et c’est sur le dos d’un nuage,
Qu’ils s’aimèrent encore davantage.

Oh Alenzar connaissait bien ce rêve,
C’était une répétition,
Mais il aimait voir sans trêve,
Le sourire de sa damnation.

Soudain il y eut un éclair,
Alenzar tomba vers la terre,
Puis le ciel devint pénombre,
Et la fée se changea en ombre…

C'était le premier épisode de la Fée du Soleil (Conte de l'été).

Retrouvez les deux autres épisodes en cliquant sur l'image

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mardi 9 décembre 2014

Orok l'Ultime Guerrier - Silhouettes (E2/S1)


Orok l'ultime Guerrier
Saison 1 – Episode 2/12 : Silhouettes

C’est avec l’odeur du purin,
que commença son second destin,
et aussi des relents de vomi,
au bon gout d’œufs pourris !

Après avoir recraché plusieurs fois,
Orok releva la tête,
au milieu d’une dizaine d’oies,
et de puantes bêtes.

Mais que faisait-il là ?
Au beau milieu de cette étable,
lui qui vivait dans une prison avec les rats,
juste avant l’échéance fatale.

Le corps nu, allongé dans la paille,
le guerrier se redressa,
et sous les grondements du bétail,
marcha jusqu’à un mur en bois.

Le froid le giflait de frissons,
et ses muscles étaient durs comme la pierre,
mais le héros légendaire,
acceptait son sort et s’était déjà fait une raison.

Fait de planches vermoulues,
et de grandes lattes tordues,
le mur était criblé de trous,
et de taches de boue.

Dehors le jour peinait à prendre corps,
et des serpents de brume courraient sur la terre,
de grandes ailes fendaient les airs,
au sol des silhouettes déambulaient comme des morts.

Certaines avaient la démarche étrange,
comme désarticulée,
leurs pieds clapotaient dans la fange,
leurs souffles n’étaient qu’un râle étouffé.

Soudain une voix,
émergea de la paille,
et un être grivois,
commença à faire ripaille !

D’un ton moqueur,
le lutin se moqua du guerrier,
alors, oubliant toute douleur,
Orok se jeta sur ce palefrenier !

Une main sur la bouche,
Orok lui grogna de se taire,
mais gesticulant comme un ver,
le lutin tentait des escarmouches !

D’un coup le sol trembla de coups terribles,
deux portes s’ouvrirent à grand fracas,
et parmi les geignements des bêtes de l’étable,
se mélangèrent des cris identiques aux choucas !

Des silhouettes massives se frayèrent un chemin,
entre les porcs, les chèvres, les cochons et les oies,
et quand elles arrivèrent près du guerrier et du lutin, 
l’être magique claqua des doigts !

Orok eut l’impression de revivre sa chute,
mais ce fut de très courte durée,
il se retrouva au chaud, dans une cahute,
qui sentait bon le poulet fumé !



Revivez l'épisode 1 - le dernier souffle (cliquez sur l'image)



Retrouvez les 2 premiers épisodes d'Orok l'Ultime Guerrier (cliquez sur l'image)

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lundi 8 décembre 2014

Orok l'Ultime Guerrier - Dernier souffle (E1/S1)


Orok l'ultime Guerrier
Saison 1 – Episode 1/12 : le dernier souffle du Guerrier


Dans l’ombre de l’ombre, 
au plus profond du cachot,
l’ultime guerrier sombre,
le coeur en sanglots. 

Battu et honni,
le dernier Insoumis
passera de vie à trépas
entre les souris et les rats.

Couché sur la paille,
toussant de misère,
la dernière bataille,
comme ultime cimetière.

Un reste de lumière,
flamme d’un souvenir,
brille dans ses yeux clairs,
avant de mourir.

Dans sa main sanguinolente,
Orok tenait un médaillon
ouvert sur les cheveux blonds,
d’une femme resplendissante. 

L’esquisse d’un sourire
se dessina entre ses joues,
puis mourut ce souvenir,
comme sa femme mourut à genoux.

L’ultime larme,
roula sur son cœur,
puis peu à peu ses douleurs,
baissèrent leurs armes.

Le silence sans couleurs,
le départ vers Eterr,
Orok expira, dans un dernier souffle d’air,
son ultime lueur.

L’âme du guerrier se sentit porter,
par les mains du vent,
vers un ailleurs où flottaient,
d’immenses champs blancs.

Son âme planait au-dessus de GlaceTerr
bien avant la Troisième Epoque,
et les étendues glaciaires,
S’enroulaient autour de grands rocs.

Soudain l’âme d’Orok
ressentit comme un poids,
et d’un coup elle chuta,
vers la glace et le roc.

Au bord d’un gigantesque fossé, 
l’âme du guerrier stoppa,
et c’est dans un voile jaune foncé,
qu’Orok reconnut la silhouette d’Angélina.

Il s’approcha alors de sa femme,
heureux comme au premier temps,
mais Angélina le repoussa méchamment,
le visage plein de larmes. 

Elle lui montra le fossé
en lui ordonnant de s’y jeter !
le guerrier ne comprenait pas,
et refusait de retourner sur les terres d’en bas !

Soudain des voix geignardes,
au cœur de flammes circulaires,
tombèrent en nuées criardes,
tels des spectres de l’enfer.

À regret Orok plongea dans le gouffre,
qui dégageait une forte odeur de soufre,
traversa un tourbillon de ténèbres,
pour se réveiller près d’une puante chèvre !



Episode 2/12 - Silhouettes (cliquez sur l'image)



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dimanche 30 novembre 2014

Grimacia, sorcière oubliée (partie 1/3)




(conte écrit pour ma fille de 11 ans, avec ses idées en aide à son devoir de Français).

(Deuxième version, l'autre version s'appelle La Lampe du coeur)


   Il était une fois dans la ville de Dracilia, dans un quartier très pauvre, une jeune fille de 13 ans au doux prénom de Laure. Son rêve était de devenir la plus grande Rockstar de tous les temps et d’aller vivre en Angleterre. Elle habitait une maisonnette faîte de planches de bois vermoulues. Elle n’avait pas de frère ni de sœur et passait le plus clair de son temps à mimer ses idoles devant la glace de sa chambre. Ses parents travaillaient toute la journée, ne gagnait pas grand-chose et rentraient très tard le soir. 
   Tous les dimanches matins, sa mère lui donnait quelques pièces pour aller acheter des œufs au marché d’en bas. 
   En ce dimanche 24 décembre Laure se réveilla très tôt car elle était toute excitée à l’idée de recevoir ce soir son seul cadeau de l’année. Elle arriva la première au marché qui remplissait à peine ses étalages. Celui de la marchande d’œufs, dénommée Cocotte, était entièrement vide. Soudain Laure entendit une voix affreuse, toute cassée :
       - Une petite pièce mademoiselle, c’est Noël.
   Laure se retourna subitement. Une vielle dame, bossue, les yeux globuleux, le nez crochu, vêtue d’une robe noire et d’un chapeau pointu, la regardait, une main tremblante tendue devant elle.
       - Une petite pièce mademoiselle, je n’ai pas mangé depuis une semaine sauf deux trois rats et quelques chauves-souris.
       - Bah, c’est dégoutant, s’exclama Laure horrifiée, tout comme votre...pif !
       - Ce n’est pas très gentil mademoiselle, mais les petites pestes dans ton genre ont l’habitude de se moquer des sorcières ! Sauf le soir, quand elles sont seules dans leur chambre, elles tremblent de peur en pensant à nous !
       - Vous, vous êtes une vraie sorcière ?
       - Oui, je m’appelle Grimicia, je suis la plus vieille sorcière de cette ville. Et si j’ai très faim c’est que je ne suis pas une voleuse, ni une ensorceleuse, juste une honnête sorcière, dit-elle en s’inclinant très bas.
   Laure parut déçue.
       - Alors vous n’avez pas de pouvoirs magiques ?
       - Si ma petite, j’exauce les vœux ! 
       - Les vœux ? Mais c’est super ! Je veux être la plus grande Rockstar de tous les temps !
       - Je peux faire ça pour toi contre toutes pièces !
       - Mais je ne peux pas, je dois acheter les œufs avec cet argent ! Mes parents vont être furieux !
       - Fais ton choix !
   Laure haussa les épaules et lui donna toutes ses pièces.
       - Mes rêves sont plus importants que des œufs ! dit-elle finalement.
       - Merci, dit Grimacia, tu diras à tes parents que tu es tombé avec tes œufs et puis viens me voir ce soir à minuit au bord de la forêt noire, j’exaucerai ton vœu.
       - Ce soir ? Dans la forêt noire ? Mais non, c’est noël !
       - Fais ton choix ! 
   Et Grimacia disparut dans un écran de fumée.
   Sur le chemin du retour Laure rencontra sa meilleure copine Sonia et lui parla de la sorcière. Bien sûr Sonia se moqua d’elle et Laure se dit que c’était vraiment une drôle de journée.
   Le soir venu, au lieu de se coucher pour attendre son cadeau, Laure quitta sa maison en cachette et marcha jusqu’à la forêt noire. 

Fin de la partie 1....

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mercredi 26 novembre 2014

La Lampe du Coeur (Partie 2/4)


(conte écrit pour ma fille de 11 ans, avec ses idées en aide à son devoir de Français)
(Une autre version s'appelle Grimacia, sorcière oubliée)

   Un gros chien recouvert de poils noirs et de boue avait remplacé la vieille femme. Ses grands yeux jaunes étaient effrayants. Ses babines retroussées montraient des crocs pointus, dégoulinants de bave et un grognement sourd sortait de son poitrail hirsute.
   Le chien avança une patte. Laure se recula, effrayée. Et d’un coup, la bête sauta sur elle et au moment de la dévorer se volatilisa dans un épais écran de fumée noire.
   A peine remise Laure hurla à Cocotte : 
       - Regardez !    
       - Quoi, qu’as-tu à crier comme ça ?
       - Mais regardez là, il y avait un gros chien noir !
       - Allons ma petite, cesse donc tes blagues, veux-tu tes œufs, oui ou non ?
   Après avoir regardé tout autour d’elle Laure se résigna à acheter ses œufs et mit la dernière pièce dans sa poche. Elle remonta les stands, tous sens aux aguets, et arriva en haut du marché quand elle remarqua sur un étalage remplit de babioles ordinaires une lampe brillant d’un bel éclat or. Fascinée par cette lumière qui lui faisait oublier sa peur la jeune fille demanda au vieux monsieur assis au milieu de tous ces objets. 
      - Bonjour monsieur, elle est très belle votre lampe en or, elle brille comme une robe à paillettes !
      - Une robe à paillettes ? Mais tu plaisantes jeune fille ! 
      - Mais si, celle qui brille, là, juste derrière vous !
      - Je ne vends pas de jupette !
      - Mais non, la lampe, derrière vous !
   Fronçant les sourcils le vieil homme se retourna mais ne vit que des choses grises et ternes. Seule une lampe possédait effectivement un timide éclat doré.
      - C’est celle-là que tu veux ? souffla-t-il en la désignant.
      - Oui, monsieur, elle est très belle mais elle doit coûter très cher.
   Le vieux vendeur se contenta d’hausser les épaules en se levant et décrocha la lampe.
      - Tiens, je te la donne !
      - Quoi ? Mais pourquoi ?
      - Car elle n’est pas à vendre jeune fille, elle n’est même pas à moi ! Et puis qui voudrait d’une mocheté pareille, hum ? fit-il avec un étrange clin d’oeil.
   Laure ne répondit pas, prit l’objet et fila jusqu’à sa chambre où elle referma la porte à double tours puis s’allongea sur son lit.
   Entre ses mains la lampe brillait comme un doux soleil. Mais pourquoi ce vieil homme avait-il dit qu’elle était moche ? Peut-être avait-il la vue qui baissait ? Peut-être était-elle…magique ! Oui, comme la lampe d’Aladin ! Elle se mit alors à la frotter, la frotter, encore et encore mais rien, absolument rien n’apparaissait. Quand, soudain, elle entendit une petite voix émergeant de la lampe.
      - Embrasse-moi, disait cette petite voix, embrasse-moi.
Laure n’hésita pas une seule seconde et posa un baiser sur le métal doré. La lampe vibra, trembla, se mit à chanter comme le sifflet d’une théière rougeoyante. Et d’un coup, elle explosa !

Fin de la partie 2/4.


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lundi 24 novembre 2014

La Lampe du Coeur (partie 1/4)


(conte écrit pour ma fille de 11 ans, avec ses idées en aide à son devoir de Français)
(Première version, l'autre version s'appelle Grimacia, sorcière oubliée)

   Il était une fois dans la ville de Dracilia, dans un de ses quartiers les plus pauvres, une jeune fille de 13 ans au doux prénom de Laure. Son rêve était de devenir la plus grande Rockstar de tous les temps et d’aller vivre en Angleterre. Mais son père n’avait pas d’argent et peinait à payer les factures malgré un travail harassant qui le faisait rentrer très tard le soir. Laure habitait une modeste maison dont les murs étaient recouverts de moisissures verdâtres. Elle n’avait pas de frère ni de sœur et sa mère était morte cinq ans auparavant. Malgré tout cela elle était joviale et profitait de chaque minute de son temps libre pour chanter devant sa glace. 
   Comme chaque dimanche matin son père lui donnait quelques pièces en cuivre pour aller acheter des œufs au marché d’en bas. En ce dimanche 24 décembre elle se réveilla très tôt car elle était toute excitée à l’idée de recevoir son seul cadeau de l’année. 
   Ce matin donc Laure partit en trombe et un kilomètre plus tard arriva la première sur le marché qui déballait à peine ses marchandises. Le stand de la vendeuse d’œuf, dénommée Cocotte, était entièrement vide mais loin de se décourager Laure se mit à chantonner et à faire des pas de danse. Quand, soudain, une voix cassée lui glaça le sang :
- Une petite pièce mademoiselle, demain c’est Noël.
   Laure se retourna subitement. Une vielle dame bossue vêtue d’une robe noire chiffonnée, les yeux globuleux et le nez crochu la regardait méchamment, une main tremblante tendue devant elle.
- Une petite pièce mademoiselle, répéta la vieille femme, je n’ai pas mangé depuis une semaine sauf deux trois rats et quelques chauves-souris.
- Bah, c’est dégoutant, s’exclama Laure horrifiée, tout comme votre pif !
- Ce n’est pas très gentil mademoiselle, il ne faut pas se fier aux apparences.
- Et ben moi je m’y fie ! Et puis mon père n’a pas d’argent, et même s’il me reste une pièce avec et toutes les autres économisées je vais réaliser mon rêve ; partir en Angleterre pour devenir la plus grande star du monde ! fit laure en mimant le grattement d’une guitare électrique virtuelle.
- Oui les rêves sont importants ma petite, mais moi je désire juste manger.
- Va-t’en, vieille sorcière ! hurla une grosse voix.
   C’était celle de la grosse Cocotte qui déballait ses œufs.
- Allons, fiche le camp de là et cesse d’embêter cette gamine !
   La vieille femme ne bougeait pas. Cocotte gronda :
- Va empester les autres vendeurs, tu fais fuir mes clients tellement tu pues !
   Laure se retourna vers elle et lui dit :
- Ce n’est pas grave madame Cocotte, elle est moche mais elle a faim.
- Oui bah, qu’elle revienne dans quatre heures, j’aurais bien quelques œufs cassés à lui donner !
   La jeune fille appuya cette décision par un vigoureux mouvement de tête. Elle se retourna vers la vieille femme et…poussa un cri !

Fin de la partie 1/4

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